LES FANTAISIES TOULONNAISES

Octobre 2016

Je mets au défi de trouver un supporter ayant seulement rêvé le soir de Brive que nos «*Rouge et Noir*» sortiraient vainqueurs de Toulouse, du Michelin club et Montpellier en empochant quatorze points sur 15. Je l’ai souvent souligné*: historiquement Toulon est un avion à réactions, reste à trouver le rythme de croisière ce qui n’est pas si simple autour de Mayol.

Journée 7*: Ce match que je craignais beaucoup chez les footeux a été une démonstration de force, seuls les pisse vinaigre n’ont pas apprécié, mais le peuple de Besagne lui était aux anges. Il aime le jeu d’avants et même le jeu d’avant…
Notre ouvreur a donné la touche finale avec une splendide reprise de volée, au vélodrome cette fantaisie a été appréciée.
Cette journée a été riche en enseignement*: j’ai appris qu’un joueur pouvait demander la vidéo (l’ouvreur de Castres), évolution favorable pour ma part car depuis «*l’affaire de St Etienne*» je prétends qu’il faut en arriver comme au tennis*: deux possibilités aux capitaines de demander la vidéo. Cette fois les Auvergnats n’ont pas cru utile de faire des accusations fracassantes comme cela avait été le cas après la demi finale perdue contre le Racing et dont les sanctions sont d’ailleurs toujours attendues.
Dans le match «*mes Basques préférés contre le RCT bis*» le jeu a voulu qu’une dizaine d’ex Toulonnais se quittent sur un score de parité.
Un clin d’oeil*agréable.

Le champion de France n’a toujours pas marqué un seul point loin de ses bases, vont-ils suivre l’exemple de leurs confrères parisiens «*l’année d’après*»*? La dernière coqueluche des experts et autres spécialistes c’est le club de l’atlantique et s’il faut reconnaître son excellent début de saison je trouve les commentaires
dithyrambiques, mais il est vrai que le «*jaune et noir*» est plus apprécié que «*le rouge et noir*».

Berg*: L’entraînement «*public*» hebdomadaire ne l’est plus (public) car il lui arrive d’être réservé aux abonnés et aux partenaires. Je trouve cette mesure totalement scandaleuse car c’est une sélection (de plus) par l’argent, mais surtout parce que les Varois et Toulonnais que le rugby intéresse autant qu’un redressement fiscal payent dans leurs impôts le stade Mayol et autres subventions sans qu’on leur demande leur avis, même s’ils ne regardent jamais un match. Le maire et supporter du RCT rappelle d’ailleurs que les clefs de Mayol, de Berg et des installations sont à l’hôtel de ville.
Il serait inspiré de penser à ses administrés et d’ouvrir les portes du centre d’entraînement à tous.

Discipline et sanctions*: dans la bible jaune un article intéressant sur l’effet secondaire et une conséquence directe des joueurs suspendus*: leur salaire est versé par le club bien qu’ils ne puissent pas «*travailler*». Brive chiffre le montant à plusieurs centaines de milliers d’euros après une minute et demi de bagarre, somme à laquelle il faut ajouter le coût des voyages pour se rendre en commission, cela représente six mois cumulés de salaires. Reste l’image déplorable du club et la mauvaise humeur des partenaires qui ne veulent qu’une chose*: tirer indirectement des bénéfices de leur investissement et dégager une communication positive tout azimuts. Conclusion*: comment «*ne pas baisser le pantalon*» mais d’une manière réglementaire*?

Délocalisation*: La capitale de la Corée du Nord s’est déplacée dans la notre. «*L’élection*» du président de la ligue s’est transformée en un plébiscite royal à l’occasion duquel beaucoup de défenseurs de l’intérêt supérieur du rugby se sont couchés devant le fait du prince. Seul le président de Toulouse s’est fait remarqué par son soutien au notre mais il a déjà quitté la ligue écoeuré, même si cela a pris du temps.
Le président du RCT a du se rendre à l’évidence*: malgré son bilan exceptionnel, malgré ses idées, malgré ses qualités et ses défauts le monde du rugby ne veut pas de lui. Il a eu raison de clamer que les sacro saintes valeurs sont sacrifiées sur l’autel des magouilles de ces arapèdes accrochés à leurs privilèges depuis la nuit des temps, des gens impliqués dans le scandale des billets revendus par le trésorier (le couvercle a été vite mis sur la marmite), des gens capables d’annuler un match international quelques minutes avant le coup de sifflet, des gens qui ont pris le train du rugby pro avec des années de retard.

La bible jaune s’est fendue d’un titre éloquent*suite à cette «*élection*»*: «*Ecarter Boudjellal une erreur majeure du rugby français*»

Cette soumission n’est que la suite logique de la célèbre «*nuit du rugby*», nuit à laquelle le Rugby Club Toulonnais champion d’Europe n’avait même pas été invité, mais qui avait été sifflé par certains participants de la grand messe, acte courageux en l’absence de représentant de Toulon dans la salle.

Délocalisation toujours*: Lourdes s’est télé portée à Paris.
La nouvelle du vendredi éclate tôt le matin, les faits*:

1. Le quotidien sportif annonce que trois joueurs du Racing sont contrôlés avec des traces de corticoïdes.

2. Dans la foulée le club inonde les médias des banalités d’usage dans ces cas là.

3. La ligue, la fédération par la voix du docteur spécialiste anti dopage, et Provale expliquent qu’il n’ y a rien à voir. Tous ces gens rejoignent avec un ensemble parfait «*le monde des outragés essentiellement soucieux d’éteindre l’incendie*» comme le souligne Verdier dans le jaune.
Circulez tout est clair.

4. Le standard de Radio Cours Lafayette explose car selon le principe qu’il n’y a pas de fumée sans feu le peuple de Besagne se pose les questions suivantes*:

Quelle interprétation peut on faire sur cette levée hystérique de boucliers pour expliquer que ces pratiques sont autorisées, officielles et sans aucune mesure avec le dopage sans savoir de quoi il s’agit*?
Quelle interprétation peut on faire des responsables de la ligue ou de la fédération qui, dans la foulée et comme un seul homme, viennent jurer les yeux dans la caméra qu’il est impossible que ces trois joueurs aient été dopés volontairement*?
Et surtout le peuple de Besagne se pose LA question*: mais où étaient donc ces gens là lorsque la journaliste de RTL a fait son cirque ou lorsque Steffon Armitage a été jeté en pâture avant d’être innocenté. Pourquoi le chargé de la lutte contre le dopage de la FFR affirme t il être persuadé de l’innocence des accusés, lui qui a été si discret pour nos joueurs*?
L’un des entraîneurs du Racing philosophe :*«*Quand ça touche des personnes, leur honneur et leur carrière ça devient grave*» il considère donc que pour Armitage et le Rugby Club Toulonnais en totalité ça ne l’était pas, ce qui explique qu’il n’ait pas éprouvé le besoin de faire la moindre déclaration. Pour ne pas être en reste sa moitié insiste par*:*«*Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que derrière tout cela il y a des hommes des pères de famille et des familles*».
On ne peut qu’applaudir et avoir une pensée pour Steffon Armitage, sa famille, ses enfants, ses parents, les joueurs du Rugby Club Toulonnais, les dirigeants, les éducateurs, la ville de Toulon, son édile et le peuple de Besagne en général.
Cette affaire, car c’est une affaire qu’on le veuille ou non, tombe la semaine où une tenniswoman vient de voir sa suspension réduite après avoir été condamnée pour prise de «*médicament*» interdit mais autorisé selon le mode d’application.
Un jeune skieur de l’équipe de France a bien résumé la situation*: bientôt il n’y aura plus que des malades sur les circuits professionnels sportifs.

Pendant le journal du rugby sur info sport plus le vendredi 7 octobre 2016 (19h/19h30) une autre information est venue apporter de l’eau à ce moulin*: lors de la finale onze joueurs ont reconnu avoir eu déjà recours à ce type d’infiltration.
En résumé une dernière question*: comment le Rugby Club Toulonnais a-t-il pu perdre ce match sachant que*:
-Le Racing avait joué des prolongations une semaine avant.
-Le Racing a joué une heure à quatorze.
-Le Racing a joué avec onze blessés.

Alors bien entendu les expertises vont avoir lieu pour déceler dans ces traces si ces joueurs sont dopés à l’insu de leur plein gré ou si c’était uniquement pour qu’ils puissent jouer.
Une solution semble pourtant évidente*: si l’individu est blessé il faut le laisser au repos ne serait ce que pour préserver son «*capital*».

Ma crainte c’est qu’avec tous ces spécialistes du Racing Club de Toulon cette histoire nous retombe encore dessus.

Journée 8*: Le RCT, pour une fois n’a pas perdu à La Rochelle même s’il n’y a pas gagné, le Racing est passé dans un trou de souris (avec un essai de Chat), le marchand de voiture au sifflet n’a rien voulu savoir et a refusé de demander la vidéo sur l’action qui fait gagner les Bleus et Blancs.

Mes Basques préférés ont explosé à Grenoble, la bande à Pierrot maintien le cap à la maison.

Infos sport moins*: 11 octobre 2016, compte rendu sur info sport plus de la nuit du rugby*: Joueur du Racing, staff du Racing, joueur du Racing ne figurant pas au palmarès mais filmé ironiquement dans un vestiaire en train de boire une boisson, regret éternel du journaliste qui déplore l’absence du jeune talonneur du Racing.
Naïvement j’attendais les images du meilleur international français et du plus bel essai de la saison, à ma grande «*surprise*»* le reportage est passé subitement au golf. Le fait que le RCT soit récompensé dans ces deux catégories pose sans doute un problème de plus.

Délocalisation encore*: Bernadette Soubirous est Parisienne*: La commission de lutte contre le dopage a rendu un verdict express et beaucoup plus prévisible que les numéros gagnants du loto. Cette décision va peut être avoir une conséquence majeure*: le maillot du Racing va devoir se séparer des rayures bleues et conserver seulement le blanc et y rajouter les ailes des anges dans le dos.

En conférence de presse télévisée (une heure de direct s’il vous plait) j’apprends que le Racing est plus blanc que blanc et que son président a fait retirer à un journaliste le qualificatif*«*dopage*» de son article …en téléphonant à son rédacteur en chef. J’imagine les réactions si le notre…


Europe journée 1*: Avec le score inversé c’est le type de match qui fait dire dix ans plus tard*: «*j’y étais*».
J’avoue avoir eu l’impression en première période qu’ils étaient plus nombreux que nous sur le terrain, ces Anglais m’ont donné cette sensation de résultat inéluctable, une force tranquille et implacable exactement comme l’était il y a deux ans le Rugby Club Toulonnais.
Toulon a donc joué quinze matchs de coupe d’Europe avant d’en perdre un dans le temple de Besagne. Quel club peut en dire autant? Mais qui en a parlé, surtout pas celui qui avait écrit que Toulon en gagnant à Toulouse avait stoppé sa série de défaites (2).

L’autre nouvelle c’est bien entendu le décès de l’emblématique capitaine du grand Munster. Ce numéro huit de classe exceptionnelle (62 sélections avec l’Irlande) était, selon le mot d’un supporter, le Munster lui-même*: qu’on en juge*: 202 fois il a ferraillé sous le maillot rouge, lui dont le père était le trois-quarts aile rugueux des héros d’octobre 1978 puisqu’à ce jour le Munster reste la seule équipe Irlandaise à avoir battu les All Blacks (12/0 à Thomond Park).
Anthony Foley est parti prendre sa place dans les tribunes bien au dessus de Thomond Park et surtout beaucoup trop tôt. Le peuple de Besagne connaisseur en numéro huit ne lui avait trouvé qu’un seul «*défaut*»*: il était Rouge Munster à fond, il ne lui manquait qu’un peu de noir sur le maillot pour être Toulonnais.

Europe journée 2*: Je trouve dommage que certains ne retiennent que le point de bonus offensif «*perdu*» contre Sale. Bien sûr qui n’a pas extrapolé à la vue du premier quart d’heure mais autant le point de bonus défensif aurait été mérité contre les Sarries, autant vendredi soir il n’a plus été question de festival après notre entame dans le plus pur style des Saracens à Mayol. Pourquoi*?
Qui a relevé la semaine dernière que les Saracens ont eu une heure pour marquer le quatrième essai…sans y parvenir*? Il faut car même se rendre compte que ceux d’en face existent aussi.
Dans un match au score de basket le Michelin club et l’UBB ont fait les choses bien*: cinq points d’un côté et un de l’autre, onze essais, des bisous partout, des courbettes à n’en plus finir, ne manquaient que les petits fours dans l’en but. Un véritable match de Barbarians comme l’ont étiqueté les revendeuses du Cours Lafayette, mais chacun sait que se sont des mauvaises langues.

Fantaisies Toulonnaises*: Ce que tout Besagne pressentait est arrivé*: Diégo est de nouveau libre. Dans sa tête ce n’est pas certain mais pour le reste il peut re prendre son tour du monde. Le président assume c’est le boss qui décide, à tort ou à raison et la sanction tombe. Il avait touché l’euro millions avec Wilko, il avait gagné au loto avec Bernie, il a perdu au poker avec Diégo.
La situation sportive du club est loin d’être alarmante mais le rugby actuel fonctionne comme une entreprise*: même lorsque ça tourne on vire du monde. Il faut gagner encore et toujours comme il faut faire toujours plus de profit. Entre la vente ou pas et la valse des dirigeants (ce n’est peut être pas terminé) Toulon fait du Toulon et les Canadairs ronronnent déjà sur le tarmac.
Pendant ce temps le supporter regarde désabusé cette cent cinquantième crise dans le club et encore je passe sur des historiques célèbres pour ceux qui n’ont pas découvert le Rugby Club Toulonnais avec l’arrivée du président actuel.
Donc rien de bien nouveau sous le soleil et puis faut pas déconner*: l’OM a changé d’entraîneur cette semaine, alors pour nous qui sommes l’OM du rugby, il était impensable de ne pas se mettre à niveau.

Journée 9*: Le RCT fait le job contre le fantôme du pack de Grenoble (Fouroux doit se retourner dans sa tombe), le nouvel entraîneur a été clair*:*«*je pense que les avants dominent dans cette équipe, nous serions stupides de ne pas s’en servir*». Et encore il ne sait pas encore qu’à Mayol les essais d’avants ça nous plait. Jusqu'à preuve du contraire un essai sur un ballon porté et un essai de gazelles après vingt passes rapportent cinq points. C’est moins beau*? Mais le jeu de rugby n’est pas fait pour être joli, ce n’est pas du patinage artistique
Toulouse passe à Pau par la petite porte, Montpellier par le trou de la serrure, mais la grande nouvelle de la journée sur les ondes c’est bien les premiers points marqués à l’extérieur par le Racing affublé par certains du titre de vice champion d’Europe. Il a été nécessaire que mes Basques préférés prennent trois biscottes mais bon l’essentiel est là.
Le Michelin club fait un festival à Brive, à cette occasion l’expert de canal a affirmé haut et fort que jamais le club corrézien n’avait pris quarante points chez lui. Vu sa chevelure clairsemée il me semble qu’il devait être né le 19 septembre 2014 lorsque le RCT est venu à Amédée Domenech et a gagné 53 à 13 avec huit essais à la clé.

Voilà pour les Fantaisies Toulonnaises d’octobre, vous avez déjà compris que ces lignes sont écrites «*au fil de l’eau*» et que si certaines choses paraissent inexactes c’est qu’elles ont été vraies…quelques temps*!
Le prochain match va être une rencontre de Rouge et Noir et d’anciens Toulonnais, souhaitons une bonne rencontre à tous sous les yeux et le sifflet de …Cardona.

Loubière